La session de rattrapage, officiellement nommée « seconde session », constitue un droit pour tout étudiant n'ayant pas validé son année ou son semestre lors des premiers examens. Elle offre une opportunité de repasser uniquement les matières où la moyenne n'a pas été atteinte, sans avoir à refaire l'année complète. Loin d'être une sanction, ce dispositif est un mécanisme de sécurité inhérent au système universitaire français, permettant chaque année à de nombreux étudiants de poursuivre leur cursus en validant les crédits manquants in extremis.
Qu'est-ce que la seconde session d'examens ?
Dans le système universitaire français, l'année académique est découpée en deux semestres. À l'issue de chaque semestre, une première session d'examens (partiels) est organisée. Si l'étudiant ne parvient pas à valider son semestre — c'est-à-dire s'il n'obtient pas une moyenne générale de 10/20 — il est convoqué à une seconde session, communément appelée « rattrapages ».
Cette session se déroule généralement quelques semaines après la publication des résultats de la première session, souvent en juin ou début juillet. Elle ne concerne pas l'intégralité des épreuves, mais cible spécifiquement les unités d'enseignement (UE) non validées. C'est une obligation légale pour les établissements publics d'enseignement supérieur d'organiser cette double chance pour les examens terminaux.
Qui est concerné par les rattrapages ?
Tous les étudiants n'ont pas accès ou besoin d'aller aux rattrapages. Le jury de délibération se réunit après les examens initiaux pour statuer sur le sort de chaque étudiant. Trois cas de figure se présentent généralement :
- Admis (ADM) : L'étudiant a obtenu 10/20 ou plus à sa moyenne générale. Son année est validée, il ne passe pas les rattrapages.
- Ajourné (AJ) : L'étudiant a une moyenne inférieure à 10/20. Il doit repasser certaines matières.
- Défaillant (DEF) : L'étudiant a été absent à une épreuve sans justification. Il est souvent envoyé automatiquement en seconde session pour l'épreuve manquée.
Il est important de noter que pour éviter une convocation systématique, il est nécessaire de comprendre comment s'applique la compensation des notes à la fac, qu'elle soit semestrielle ou annuelle, car une bonne note dans une matière peut parfois en « sauver » une autre sans passer par la case examen.
Fonctionnement des notes : Conservation ou écrasement ?
Une des inquiétudes majeures des étudiants et des parents concerne le calcul de la note finale après un rattrapage. Historiquement, la règle pouvait varier, mais l'harmonisation du système LMD tend vers un principe favorable à l'étudiant.
La règle du « Max »
Dans la majorité des universités aujourd'hui, la règle de la conservation de la meilleure note s'applique. Si un étudiant obtient 8/20 à la session 1 et 12/20 à la session 2, la note de 12 est retenue. À l'inverse, s'il obtient 6/20 à la session 2 (une performance moins bonne), c'est le 8/20 initial qui est conservé. Cela encourage l'étudiant à tenter sa chance sans risque de faire baisser sa moyenne.
Toutefois, il est impératif de consulter les Modalités de Contrôle des Connaissances (MCC) spécifiques à chaque université votées par la CFVU (Commission de la Formation et de la Vie Universitaire), car certains établissements peuvent encore pratiquer la règle de l'écrasement (la dernière note obtenue remplace la précédente, même si elle est moins bonne).
Stratégie de révision pour la seconde session
Aborder les rattrapages demande une stratégie différente de la première session. Le temps est souvent compté entre les résultats et les nouvelles épreuves. L'étudiant ne repasse pas toutes les matières, mais seulement celles où il a obtenu une note inférieure à la moyenne (souvent en dessous de 10).
Il convient donc de cibler les efforts, notamment en distinguant les UE fondamentales et optionnelles dans la construction du parcours de révision. Les matières à fort coefficient (souvent les fondamentales) doivent être prioritaires pour remonter la moyenne générale rapidement.
Validation et passage en année supérieure
L'objectif unique de cette seconde session est de permettre à l'étudiant d'obtenir la moyenne requise pour finalement valider son année universitaire grâce aux crédits ECTS manquants. Une fois les résultats de la seconde session proclamés, un nouveau jury se réunit.
Si la nouvelle moyenne générale atteint ou dépasse 10/20, l'année est validée. Si la moyenne reste inférieure à 10/20, l'étudiant peut être autorisé à redoubler ou, dans certains cas spécifiques (AJAC - Ajourné mais Autorisé à Continuer), à passer dans l'année supérieure avec des dettes de crédits à valider l'année suivante, bien que ce statut tende à se raréfier pour favoriser la réussite en licence.