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Orientation : et si on gérait le projet de votre ado comme un budget ?
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Orientation : et si on gérait le projet de votre ado comme un budget ?

Un article de presse local sur un budget municipal peut vous apprendre bien plus que vous ne le pensez sur l'orientation scolaire. Décryptage.

Une drôle de source d'inspiration ?

En lisant le titre d'un article de Ouest-France sur le "rapport d’orientation budgétaire" d'une commune bretonne, vous vous dites sûrement : "Quel est le rapport avec l'avenir de mon enfant ?". Et pourtant. En tant qu'expert de l'orientation, je peux vous assurer que la méthode utilisée par les élus pour planifier l'avenir de leur ville est une métaphore parfaite de ce que vous et votre adolescent devriez faire pour construire son projet d'études. Décortiquons ensemble cette approche, et vous verrez que la gestion municipale et l'orientation scolaire ont beaucoup en commun !

Étape 1 : Le "Rapport d'Orientation", ou l'art de faire le bilan

Dans l'article, le maire explique que ce rapport est un document essentiel qui "porte un éclairage sur l’état des finances et des comptes". Avant de prévoir le futur, la commune analyse donc rigoureusement sa situation actuelle : ses revenus, ses dépenses, ses capacités.

Pour votre enfant, c'est la même chose. Cette première étape est le "bilan d'orientation". Il s'agit de faire un état des lieux honnête et complet :

  • Ses "recettes" : Ses matières fortes, ses talents, ses compétences (scolaires et extrascolaires), ses passions, ce qui le motive profondément.
  • Ses "dépenses" : Ses difficultés scolaires, ses points faibles, les matières qui lui demandent beaucoup d'énergie pour peu de résultats, ses angoisses.

Ce bilan est le socle de toute projection future. Sans un diagnostic clair du présent, impossible de construire un avenir solide et épanouissant.

Étape 2 : Le "Plan Pluriannuel d'Investissement", la vision à long terme

La commune ne se contente pas de gérer le quotidien. Elle présente un "Plan pluriannuel d’investissement" jusqu'en 2030, avec des projets concrets : médiathèque, cuisine centrale, réfection d'une piscine... Elle se projette et définit ce qu'elle veut devenir.

Pour votre enfant, c'est le projet d'orientation. Il ne s'agit pas seulement de remplir des vœux sur Parcoursup pour l'année prochaine, mais de se poser des questions plus larges :

  • Quel type de vie j'imagine dans 10 ans ? (Travailler en équipe ou en solo ? Dans un bureau ou à l'extérieur ? Avec des horaires fixes ou flexibles ?)
  • Quels "grands chantiers" m'intéressent ? (La transition écologique, le soin aux autres, la création numérique, le commerce international...)
  • Quels "équipements" dois-je acquérir pour y arriver ? (Un diplôme précis, la maîtrise d'une langue étrangère, une expérience de stage, des compétences techniques...)

Ce plan donne un cap, une direction. Il transforme la question angoissante "Qu'est-ce que je fais l'an prochain ?" en une quête motivante : "Comment est-ce que je construis la vie que je désire ?".

Étape 3 : "Faire des arbitrages" et gérer "l'endettement"

Dans l'article, un débat émerge. L'opposition s'inquiète du niveau d'endettement et craint que les choix d'aujourd'hui ne "musellent" les élus de demain. Le maire répond qu'il est "toujours possible de faire des arbitrages" et que la situation permet une "marge de manœuvre".

C'est le cœur de Parcoursup et des choix d'orientation ! Chaque choix (une spécialité au lycée, un vœu sur la plateforme) peut sembler définitif et angoissant. On a peur de "s'endetter" dans une voie qui ne nous correspondra pas, de fermer des portes.

Or, comme le souligne le maire, il y a toujours des marges de manœuvre :

  • Les arbitrages : Choisir, c'est renoncer. Il faut classer ses vœux, hiérarchiser ses envies. C'est l'objet même du "Projet de Formation Motivé", qui explique ces choix.
  • La dette : L'investissement dans les études n'est pas que financier. C'est un investissement en temps et en énergie. Une prépa exigeante est un "endettement" important. Il faut s'assurer que le projet en vaut la peine et que l'on a les ressources pour y faire face.
  • Les marges de manœuvre : Le système éducatif français n'est pas si rigide ! Il existe des passerelles entre les filières, des possibilités de réorientation, des admissions parallèles. Un premier choix n'est que très rarement une condamnation à perpétuité.

En conclusion, la prochaine fois que vous vous sentirez dépassés par les enjeux de l'orientation, souvenez-vous de la mairie de Binic-Étables-sur-Mer. Abordez le projet de votre enfant comme un bon gestionnaire : analysez le présent, projetez l'avenir avec ambition et faites des choix éclairés, tout en sachant que des ajustements sont toujours possibles. C'est la meilleure feuille de route pour un avenir serein et réussi.

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